Nique sa mère les pauvres !

(Attention à ne pas confondre avec « Nique la mère des pauvres ! », ce qui serait particulièrement inconvenant. Et dégoûtant.)

« J’ai fait couler le sang, j’ai fait couler le champagne,
T’es nouveau dans le game, j’suis riche depuis le franc man »
(Booba – Izi monnaie)

Bon aujourd’hui je vais essayer de ne pas parler de moi ! Pour un coup nous allons traiter d’un sujet totalement différent… Non je déconne ! Rassurez-vous, jamais je ne ferais ça. Bien que, je ne vais parler qu’indirectement de moi puisque nous allons traiter des bars (oula c’est chelou, t’es alcoolique Mati ?) et plus particulièrement de celui dans lequel je passe le plus de temps : Le Quentin, à Dijon (Latitude : 47.323162 et longitude : 5.040248 pour les amateurs de coordonnées GPS).

Pour ne pas alourdir cette chronique, débarrassons-nous en préambule des détails futiles : ils servent des bières… bla bla bla… des cafés… bla bla bla… on peut s’assoir sur des chaises… bla bla bla…

Soyons honnêtes ! Tous les bars se ressemblent ! Et notamment dans leurs offres de produits (à moins d’être capable d’innover la recette du café ou de la Kronenbourg) ! Petit cours rapide de marketing (« oua mais le mec est capable de parler de tous les sujets… je crois que je suis amoureuse » pensa Nabilla (je ne lâche pas l’affaire)) : pour qu’un produit soit consommé, il faut que l’offre rencontre une demande. Or, si les offres de produits sont toutes similaires, cela signifie que… (Allez, un petit effort !)… non ?… Pas d’idée ?… et bien que la demande est la même ! (pfff ! Vous êtes vraiment la pire classe que je n’ai jamais eue ! Il va vraiment falloir que vous fassiez un effort au 3ème trimestre !).

Sauf que curieusement, bien que l’offre et la demande soient les mêmes, la mixité sociale n’intervient que très rarement : les mêmes produits attirent des consommateurs différents. Enfin, les consommateurs sont les mêmes, ils ont les mêmes attentes, mais pas au même endroit. Ce que je veux dire, c’est que les mêmes produits attirent différents consommateurs, qui sont les mêmes, mais qu’ils ne se réunissent pas au même endroit. Dans un bar tu auras les mêmes gens, qui sont différents de l’autre bar, où les produits sont les mêmes (bien que vendus à des tarifs différents, mais c’est un autre sujet et j’ai peur de vous perdre).

En clair, il existe toujours des bars de prolos, des bars huppés, des bars pleins, des bars vides (comment expliquez-vous que, lorsque 2 bars sont côte à côte, il y en a toujours un plein et l’autre vide ? Est-ce la faute du premier client qui a choisi le bar de gauche et tout le monde a suivi ? Ou est-ce la faute du premier client potentiel du bar de droite qui n’a jamais pu arriver parce que sa femme accouchait alors qu’il était en chemin?)… Bon j’espère que vous ne me tiendrez pas trop rigueur de céder à la facilité, mais si je ne le fais pas, j’ai peur que cela me ronge de l’intérieur (je vous autorise à fermer les yeux si vous le souhaitez) : il y aussi des bars mitzva, des bar racuda, des bar ackobama…

Ainsi, chacun à sa clientèle propre : le jeune cadre dynamique (avec sa tête à claque, mais genre la bonne grosse baffe, pas juste la petite claque humiliante qu’il se permet de mettre derrière la tête de son ouvrier ou sur le cul de sa secrétaire), le vieux dégueulasse (avec le visage rougi, défiguré par l’alcool que j’étais pourtant persuadé d’avoir croisé il y a deux secondes en train de faire la manche) ou encore la petite pute de 15 ans (entourée de petits puceaux de 25 ans) qui a dit à ses parents qu’elle allait dormir chez une copine en mini-jupe et bas résilles (je n’excuse pas les pédophiles pour autant, mais bon quand même…).

Parmi ces différentes populations, (ils en existent certainement d’autres, si quelqu’un a réalisé une étude sociologique sur le sujet, qu’il n’hésite pas à se manifester, bien que je doute de la découverte de résultats plus probants que les miens) je devais désormais trouver la mienne. Pour quel bar dijonnais étais-je destiné ? Depuis quelques temps, j’avais un souhait, je poursuivais un objectif : devenir un habitué d’un bar. Pouvoir arriver, checker le serveur, passer une commande à base de « comme d’hab », parler fort, et payer en disant « tu mettras ça sur ma note ». Le genre de bar où tu ramènes une meuf lors de ton premier rencard.

J’en ai alors testé plusieurs et mon choix s’est porté sur Le Quentin. On peut y observer la bourgeoisie dijonnaise en dégustant une pinte de kir belge (bière blanche + crème de cassis) à 10€. Nique sa mère les pauvres.

 

Mati.

 

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Le mérite existe-t-il ? Quand Nietzsche rencontre Neymar

« Avant j’étais moche dans la tess,
Aujourd’hui je plais à Eva Mendes »
(PNL – DA)

Je vous propose de prendre comme point de départ, la récente défaite du DFCO face au PSG ce mercredi. Petit rappel des faits : les stars parisiennes, biberonnées à l’argent Qatari, ont infligé aux modestes joueurs dijonnais, soutenus à bout de bras par les deniers publics, un cuisant 8-0.

Les fins connaisseurs (et amateurs de la Cité de la Peur) argueront qu’il vaut mieux perdre une fois 8-0 que 8 fois 1-0 (on peut tromper mille fois mille personnes, non, on peut tromper une fois mille personnes mais on peut pas tromper mille fois une personne… non… LOL, trop drôle ce film). Mais, je suis moyennement convaincu par cet argument. Il se justifie certainement en termes statistiques, mais je doute qu’il se justifie en termes de « on vient de se taper l’affiche devant la France entière après avoir pris la plus grosse branlée de l’histoire au Parc des Princes, et si on allait se pendre ?  #JeSuisDijon »

Soyons honnêtes (j’utilise le nous car à l’impératif, bizarrement, on ne peut pas utiliser la première personne du singulier. Mais en réalité je me parle à moi-même, donc ne vous inquiétez pas, vous pouvez continuer à mentir), le résultat de notre équipe locale m’importe peu. En revanche, il suscite en moi deux interrogations :

  • Mérite-t-on réellement de gagner 8-0 ?
  • Mérite-t-on réellement de perdre 8-0 ?

Et, si on transvase cette question sur le plan économique (attention, ça va devenir chiant, fini les blagues pipi-caca-prout, il faut grandir un peu) :

  • Mérite-t-on d’être millionnaire ?
  • Mérite-t-on d’être SDF ? (ou joueur du DFCO)

Bien entendu, pour répondre à cette question, il ne faut pas être dans un des cas cités. Le millionnaire aura mécaniquement tendance à répondre « oui bien évidemment, si j’en suis là aujourd’hui c’est avant tout grâce à mon travail. J’ai dû faire des sacrifices, prendre des risques, ça n’a pas été tous les jours facile mais dans la vie il faut faire des choix. Moi j’ai décidé de me lever chaque matin avec l’envie de me battre pour réaliser mes rêves. Moi je, moi je… » (Je ne sais pas vous mais personnellement ça me donne des envies de meurtre).

A l’inverse, le SDF (ou le joueur du DFCO) répondra sans hésiter « Non. Si j’en suis là aujourd’hui, c’est parce que j’ai enchaîné les circonstances malheureuses, allant de malchance en malchance » (Ah bah bien entendu ! c’est jamais de leur faute de toute façon… « oups ! Au lieu d’acheter à manger, j’ai acheté 3 canettes de bière extra-forte. Oh la la c’est vraiment pas de chance ! »)

Puisque nous ne pouvons compter ni sur l’un ni sur l’autre pour répondre objectivement à la question, nous avons besoin d’un sujet neutre, qui n’est dans aucun des cas. Je ne sais pas… Quelqu’un qui aurait envie de donner son avis sur la question… Qui est-ce qui aime bien raconter sa vie alors que tout le monde s’en branle ?… Quoi ? Moi ? Ok, vous m’avez convaincu, je m’y attelle.

Alors, à mon avis, la réponse est « non ». Voilà !…

Il faudrait que je quoi ? Que je développe ? Pfff… Fais chier, pourquoi je me suis lancé là-dedans moi ? Bon allez, ça m’apprendra à jouer au Nietzsche discount : en réalité, je ne pense pas que la question soit de savoir si un tel ou un tel mérite son sort mais plutôt de savoir si la notion de « mérite » en elle-même existe ? Ne serions-nous pas face à une pure invention ? (Qui pour le coup, c’est assez rare pour le souligner, ne viendrait pas de la religion). Une invention qui permettrait de justifier le sort après coup et non pas d’expliquer son accession. C’est un peu comme l’histoire de la poule et de l’œuf. Qui arrive en premier ? Est-ce que le mérite permet de devenir millionnaire ou est-ce qu’une fois qu’on est millionnaire, on invoque le mérite pour justifier qu’on est en train d’enfler tout le monde ? (à la base je voulais dire « enculer tout le monde » mais j’ai déjà utilisé mon quota de gros mots).

Dès lors, le mérite semble plutôt se rapprocher d’une valeur « déculpabilisatrice » (le scrabble en PLS). Le millionnaire n’a pas à se sentir coupable de posséder autant que la moitié de la planète… il le mérite ! Et inversement, il est normal que quelqu’un n’ait rien… il le mérite !

Alors que non ! Ouvrons les yeux ! Révoltons-nous ! (votez Mati !) Neymar n’a aucun mérite à dribbler toute la défense dijonnaise, il est juste plus rapide, plus technique, plus adroit… Le millionnaire n’a aucun mérite à gagner en une journée ce qui ferait vivre un SDF toute une vie, il est juste plus audacieux, plus entreprenant… Les blancs n’ont aucun mérite à dominer les noirs, ils sont juste plus intelligents… (euuuh… je ne suis plus très sûr de mon raisonnement là…).

Mati.

TU VAS AIMER NOEL BORDEL DE MERDE

« J’ai préparé un p’tit speech,
Parce que j’dois vous avouer un p’tit détail de ma vie,
J’déteste les fêtes de famille. »
(Orelsan – Défaite de famille)

Initialement, je voulais écrire un compte de Noël. En cette période ça comte, surtout pour le conte de Noël. (Petit jeu orthographique : amuse-toi à remettre les mots à leur bonne place ! Enfin, si cela t’amuse bien entendu. Si tu préfères jouer à Candy Crush, je comprendrai). Et puis finalement, je me suis rendu compte que je n’aimais pas Noël ! J’ai cherché à comprendre pourquoi… Enquête.

Tout commence à l’époque romaine. Enfin, quand je dis tout, ce n’est pas TOUT non plus. Ne criez pas tout de suite à la fake news ! (Vous êtes intransigeants !) Par exemple, je sais très bien que l’utilisation massive du filtre chien sur Snapchat a commencé un peu plus tard. Mais bon, de nombreuses inventions remontent tout de même de cette période comme : le Colysée, les sandales ou le prénom Romain… ainsi que le sujet qui nous intéresse… Noël ! Mais à cette époque, le 25 décembre, les romains célébraient le Sol Invinctus, le Soleil Invaincu (« Ils sont fous ces romains », Obélix).

A l’origine Noël est donc une fête païenne. Ce n’est qu’à partir du IVème siècle que les chrétiens vont décider de fêter la naissance de Jésus-Christ. Dès lors, ils ont dû fixer une date arbitrairement, parce qu’on ne vienne pas me dire que trois siècles après, les mecs se souvenaient du jour exact. Déjà que c’est chaud de se rappeler de l’anniversaire de sa propre mère d’une année sur l’autre… alors trois cent ans après…
Et là, comme par hasard… ils choisissent le 25 décembre ! Franchement, si ce n’est pas juste pour emmerder le monde ! Des fois, j’en arrive à comprendre Daesh. Alors, soi-disant, cela serait pour reprendre la symbolique du soleil levant, de l’astre cosmique descendant sur Terre… (« Ils sont fous ces chrétiens », Mon père, après avoir zappé sur le Jour du Seigneur).

Et le plus drôle dans l’histoire, c’est que, voyant que personne n’en avait rien à branler de la naissance de Jésus (pas si fous que ça ces romains), les chrétiens auraient pu se dire : « bon bah vas-y on laisse tomber. De toute façon on est déjà moyennement sûr que le mec ait existé, alors on n’est peut-être pas obligé de fêter son anniversaire… »… et ben non ! En 380, il est instauré que seul le christianisme sera reconnu licite sur l’empire romain et toutes les fêtes païennes sont désormais interdites ! « Donc à partir de maintenant, le 25 décembre vous oubliez le soleil, vous allez fêter la naissance de Jésus ! Et avec le sourire. Svp. » (« Sinon ? bah sinon on te bute. Il est con celui-là. »)

Bref, pourquoi ce petit point historique ? Déjà parce qu’il me permet de gratter 3 paragraphes allègrement pompés sur Wikipédia (les exposés du collège me manquent), mais surtout parce qu’il démontre que cette fête part sur de mauvaises bases. Et ainsi, que j’ai naturellement de bonnes raisons de ne pas aimer Noël (même si je ne les connaissais pas encore).

En effet, on se rend compte que la logique est la même aujourd’hui : comme en 380, tout est mis en œuvre pour que tu fasses la fête, et avec le sourire. Alors bien entendu, la pression est moins violente, elle est plus sournoise. Personne ne sera tué s’il ne fête pas Noël (encore que, je ne serais pas totalement serein si j’annonçais à ma grand-mère que c’était mon cas). Mais si tu as le malheur de tirer la tronche prend garde à toi ! « Quoi ?! T’aimes pas Noël ? Non-mais-a-lors-là-je-ne-com-prends-pas. Noël c’est la famille, les enfants, le bonheur d’offrir, la joie de recevoir… » Ok… Donc le mec est actionnaire chez King Jouet…

Ou alors, c’est le Père Noël ! Et vu la tendance actuelle du marché de l’emploi, il faut le comprendre, il est prêt à tout pour garder son job. En plus il n’est pas très loin de la retraite, il lui manque juste quelques trimestres pour la valider à taux plein. Et puis c’est rageant parce qu’il pourrait déjà arrêter de travailler s’il n’y avait pas eu cette histoire avec Pingoo, une esquimau chaude comme une baraque à frites (qualité très recherchée au Pôle Nord). Ah Pingoo ! Il l’aimait tellement, trop peut-être. Il l’avait suivie dans son délire hippie, à dormir dans un igloo, à vivre d’amour et d’eau glacée. Mais il avait fallu se rendre à l’évidence, il ne serait jamais un vrai Inuit. Il avait pourtant accepté de renoncer aux bonnes grosses pelles pour se contenter des frottements du bout du nez, mais cela n’a pas suffi à Madame Pingoo. En attendant, il a perdu plus d’un an de cotisations et maintenant il se retrouve seul, avec ses rennes et ses lutins (c’est sûr que ça ne vaut pas une belle esquimau mais bon… quand on est seul… que l’obscurité recouvre de son manteau ombragé les actes les plus inavouables…), à devoir trimer à plus de 70 balais et verser une pension alimentaire démesurée. Le blues.

Du coup, revenons à notre problématique initiale : pourquoi n’aime-je pas Noël ? (je sais, ça ne se dit pas ! Décidément vous ne laissez rien passer ! Ce n’est pas évident de garder le fil avec vous qui me coupez sans arrêt la parole !) Je crois tout simplement que mon cerveau a un fonctionnement contradictoire. Plus vous le bombardez d’informations positives, de stimulis positifs, plus il va répondre par des émotions négatives. Et là on peut dire qu’à Noël on est servi. Illuminations, sapins, cadeaux, enfants, repas, famille etc…

Ce qui m’emmerde c’est que l’inverse ne fonctionne pas. J’ai déjà essayé de m’auto-enfermer une semaine dans une cave sombre et humide et bien mon cerveau continuait de me balancer des émotions négatives ! Ah le con !

« Comment ?! On attaque la 8ème entrée ? Et après on passe aux escargots ? Et ce n’est pas maman qui a préparé la bûche ? J’arriiiiive ! Putain j’adore Noël ! »

Mati.

Qui va nous sauver des méchants ?

« Faut faire tomber tous les masques,
De ceux qui dirigent toutes les masses. »
(Josman – Sprite)

Je demandais récemment à un ami son avis sur le dernier épisode de Cash Investigation.  Mais il se trouve qu’il ne l’avait pas vu (ok, dommage, chronique terminée #LOL).

Cependant, sans l’avoir regardé, il m’a fait une remarque qui m’a semblé pertinente (j’ai des amis particulièrement intelligents). Il m’a indiqué être souvent gêné par ce type d’émission qui avait tendance à pointer du doigt en disant « c’est lui le méchant ».

Pour résumer, cette émission met en évidence les techniques de management chez LIDL et Free et leurs conséquences sociales désastreuses. Le coupable désigné est le dirigeant, le patron… Mais alors, pourquoi la remarque de mon cher ami m’a semblé pertinente ? Après Zemmour, me serais-je mué en François Lenglet ? (mais si, tu sais bien, le chauve qui présente des graphiques sur la dette ou le PIB sur France 2… et que même si tu n’y comprends rien, ça te file des crises d’angoisse et tu en cauchemardes toute la nuit… Non ? Y-a que moi ?).

Bon, ceux qui ont regardé l’émission savent que ces dirigeants n’ont pas besoin d’un piètre avocat comme moi, leur défense était déjà suffisamment ridicule toute seule. Pour autant, il me semble un peu réducteur de leur imputer entièrement la faute.

Prenons le cas LIDL (le plus marquant à mes yeux). Cette entreprise traite ses salariés comme de vulgaires machines et notamment ses préparateurs de commande. Ils sont dirigés dans l’entrepôt via une commande vocale (comme si Siri se mettait à te commander). Avec un casque audio vissé sur la tête, ils subissent toute la journée les consignes d’une voix mécanique : « Fais ci » « Fais ça » « Prends tant de ci » « Prends tant de ça » (si l’on se réfère aux travaux de Dutronc, on leur parlerait plutôt comme à des enfants. Après la distinction entre enfants et vulgaires machines est encore un peu floue dans mon esprit).

L’objectif de cette manœuvre n’est absolument pas caché par le dirigeant. Il assume froidement que ce système a permis un gain de productivité de 15%. Temps correspondant aux contacts humains supprimés. Peut-on lui en vouloir ? Je suis certain que cela part d’une intention louable. Il cherche simplement à sauver ses salariés des discussions sans intérêt autour des dernières vacances, de la rentrée du petit dernier, de la température qui baisse en hiver… C’est un homme moderne ! Si vous voulez avoir des nouvelles de vos collègues vous n’avez qu’à les suivre sur Facebook ou Instagram.

L’entreprise est donc clairement ici dans son rôle. Pourquoi feindre l’étonnement et l’indignation ? LIDL n’a pas une vocation sociale. L’objectif c’est de faire de la maille (pas de la moutarde hein ? #BlagueDeDijonnais).

Considérons maintenant que traiter ses salariés comme des esclaves c’est pas très gentil et qu’il faille que ces pratiques cessent. Si nous ne pouvons pas compter sur les entreprises pour le faire d’elles-mêmes, à qui cette tâche doit-elle revenir ?

Kahleesi ? La saison 8 de Game of Thrones nous le dira mais bon ne comptons pas trop sur elle, elle a d’autres soucis à régler (comme arrêter de coucher avec son neveu par exemple).

Les consommateurs ? Difficile à croire qu’ils vont fuir ce magasin qu’ils ont reconnu « Enseigne préférée des français 2016 »… Et oui ! LIDL répond clairement à une demande : plus personne ne veut payer cher sa bouffe et ça se comprend, plus personne n’en a les moyens.

Les politiques ? Logiquement c’est leur rôle de venir augmenter le fameux « pouvoir d’achat » pour que les consommateurs puissent snober LIDL. Ou alors ils pourraient au moins légiférer pour que leurs pratiques de management soient interdites. Sauf que visiblement ce n’est pas l’orientation choisie par notre gouvernement qui vient d’augmenter le pouvoir d’achat des riches en supprimant l’ISF (peut-être pensent-ils que les clients principaux de LIDL sont les redevables à l’ISF) et souhaite alléger le code du travail et laisser les entreprises s’auto-réguler.

Bon…

Bah on est dans la merde non ?

(À suivre…)

Mati.

 

Mati Zemmour

« La femme est l’avenir de l’homme »
(Jean Ferrat)

Mercredi soir, j’étais en compagnie d’Axie (que les habitués connaissent déjà) et Héloune (je vous la présente). Nous discutions de « La Vie de Mati » (comme le font déjà certainement la plupart d’entre vous). Héloune eut alors une bonne idée pour booster la diffusion de ma dernière chronique (« Je me suis fait sucer par Simone Veil ») :

« Venez, on la partage sur un groupe ! » Euuuhh, ouais, pourquoi pas…

Puis, une seconde idée, encore meilleure :

« Venez, on publie sur un groupe féministe ! » Ah ! Là je dis oui, oui, oui !

Sans plus attendre, nous publiâmes sur le groupe Facebook « Pour une vie plus simple » (je reconnais au passage que le féminisme n’est pas le sujet initial de ce groupe, plutôt orienté vers les pratiques de développement durable. Cependant, les sujets dérivent régulièrement et les valeurs de la créatrice du groupe sont plutôt progressistes. Le féminisme en fait partie.)

Les réactions ne tardèrent pas à tomber. En voici un petit florilège :

« Aucun intérêt n’y talent » (les fautes d’orthographe sont authentiques)

 « c’est nul » ; « cet article est creux, vide, un paradoxe » ; « cet article ne sert à rien » ; « sans talent, trop de longueur et pas de fond » ; « Inadmissible ! Lamentable ! »

« je vais lire et je reviens » (ah ?! peut-être un espoir…) « et ben j’aurais dû m’abstenir, je le trouve juste con » (ah bah non !)

« humour à la con » ; « même pas un sourire en coin » ; « article naze » ; « c’est quoi cette merde ? » ; « à la poubelle » (si après tout ça tu n’as pas envie d’aller lire ma précédente chronique, c’est à n’y rien comprendre !)

Et le coup de grâce : « J’ai trouvé certains coms bien plus intéressant que le contenu du blog. » (Pas évident de se relever après ça).

La tendresse des réseaux sociaux n’étant plus à démontrer, je me suis posé la question de savoir si je devais y répondre ? (car soyons honnêtes, certains commentaires critiquaient le « fond »). Le problème est que si je commence à m’excuser, à me justifier je vais passer pour une grosse fiotte… (et voilà ! en plus d’être sexiste, le mec est homophobe !)

Je me suis finalement décidé à le faire (oui bah merci on avait compris, sinon on ne serait pas en train de te lire connard). Je suis un mâle après tout, un vrai, qui porte ses couilles.

Je remercie d’abord ceux qui ont gentiment tenté de me venir en aide en invoquant le second degré. Malheureusement, l’argument fut balayé immédiatement : « je n’y vois ni second ni millième degré », « merci de ne pas sortir le second degré à toutes les sauces »

Allons alors jusqu’au bout du raisonnement et prenons mes écrits au premier degré. Commençons par le titre :
« Je me suis fait sucer par Simone Veil »… non mais franchement ! Comment vous avez pu y croire ? Vous pensez vraiment que je m’en serais vanté ?

Restons justement sur ce titre, qui a été la cause de nombreux cris d’orfraie : « titre racoleur » ; « vulgaire » ; « putaclic » ; « le sexisme est dans le titre » ; « très irrespectueux envers une grande dame de la Nation »… mais évidemment ! C’est voulu ! J’ai associé volontairement une figure du féminisme à une expression totalement misogyne.  Non mais allô quoi ! (heureusement qu’il me reste Nabilla pour me rassurer sur le niveau intellectuel des femmes).

Vous noterez d’ailleurs que j’ai fait un effort sur le titre cette fois ci. Aucune vulgarité ! Aucune violence ! (Enfin, si on omet la violence à mon égard d’associer le nom de Zemmour à mon prénom.)

Passons maintenant à la critique de fond, brandie en étendard : mon article est totalement sexiste.

Bon, déjà, je n’ai en aucun cas voulu écrire un « article ». Je n’ai absolument pas la prétention d’avoir voulu traiter le fond du sujet, j’en suis incapable. Mon objectif était uniquement d’utiliser une anecdote dans une vocation humoristique. Si j’avais voulu faire un essai pour prouver la supériorité de l’homme sur la femme, j’aurais utilisé des arguments constructifs tels que :

  • Eh les gonzesses ! on est bien contentes de nous trouver quand il faut attraper le paquet de riz tout au dessus de l’étagère !
  • Eh les nanas ! on est bien contentes de nous trouver quand il faut porter vos valises pleines de fringues pour partir en vacances !

Au final, le plus drôle dans cette histoire est que, pendant que je me faisais copieusement insulter de sexiste et que je recevais moult leçons de morale, d’autres débats avaient lieu sur le groupe. En voici quelques uns, choisit de façon totalement innocente (qui n’en sont pas moins véridiques) :

  • Comment faire face au fléau de la chaussette perdue dans le panier à linge ?
  • Quelqu’un utilise des poêles en inox ?
  • Je vous partage ma recette de gelée de poires.
  • Comment réussir sa coloration de cheveux au hené.

Quand je lis ça, je me dis que le féminisme à encore de belles heures devant lui.

Mati.

PS : Bon, dans le fond, je fais le malin mais je dois bien admettre que me retrouver avec toutes les violences faites aux femmes sur les épaules (« consciente des violences et des discriminations que nous vivons au quotidien juste parce que nous sommes des femmes, je trouve cet article pas du tout bienveillant ») m’a noué l’estomac. Je suis donc bien obligé de reconnaître le biais de ma chronique : elle n’est drôle que si on me connaît un minimum par ailleurs. Par exemple, je conçois que dans la bouche d’Eric Zemmour : « je ne suis pas féministe », ce n’est pas drôle. J’ai pensé, à tort, que instinctivement dans la mienne, ça le serait. Du coup, pour la suite des évènements et mes futures chroniques, je vais mettre quelques points au clair, ça sera fait :

  • La femme est l’égale de l’homme. Je me désolidarise totalement de tous les hommes qui se permettent de les violenter, blesser, rabaisser, harceler, violer, agresser, tuer.
  • La guerre c’est nul.
  • J’aimerais que personne ne soit pauvre et que tout le monde mange à sa faim.
  • Toucher le zizi des enfants, ça ne se fait pas.

Je me suis fait sucer par Simone Veil

« Si ce n’est pas du Louis Gucci,

Ce n’est pas sur ma go. »

(Booba – Wesh morray)

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Avant de commencer, il faut que je me confesse (certainement de vieux restes de mon éducation catholique. Je me vois encore raconter mes bêtises d’enfant au père Vincent pour que Dieu me pardonne. Avec du recul, je me rends compte que le prêtre était alors dans la position d’un mec à un premier rencard : il écoute quelqu’un lui raconter sa vie en prétendant s’y intéresser, alors que dans sa tête il ne pense qu’à une chose : « baiser, baiser, baiser ! »)

Voilà, je l’admets : Je ne suis pas spécialement féministe.

Bah dis donc Mati ! Ce n’est pas très bien-pensant tout ça ! Permettez-moi de m’expliquer : je ne suis pas féministe mais je n’estime pas pour autant être machiste. Contradictoire me direz-vous ? On serait forcément soit machiste, soit féministe ? Et bien je pense tout le contraire ! Il faut sortir de cette vision manichéenne. Je n’ai pas envie de prendre position entre le féminisme ou le machisme.

Entre les deux, je choisis l’humanisme (ouah mais ferme la Martin Luther Mandela !).

Pourquoi suis-je en mesure d’affirmer ne pas être machiste ? Dans la vision stéréotypée du couple, selon les arguments machistes, on assiste à un échange de bons procédés. La femme gère les tâches ménagères et les affaires familiales pendant que l’homme gère les rentrées d’argent et les travaux manuels. Sauf que dans mon esprit :

  • Bricolage = caca ;
  • Mécanique = mon Dieu quelle horreur je préfèrerais encore être attaché à une chaise avec un casque qui passe en boucle « Sapé comme jamais » ;
  • Et travail = esclavagisme.

Je me retrouve donc bien emmerdé et dans une situation d’immobilisme total : je ne suis pas spécialement féministe mais je ne peux pas non plus être machiste. Résultat : ma voiture est en panne, ma chasse d’eau fuit et je n’ai personne pour faire ma vaisselle !

Justement cela nous amène aux photos présentes en début de texte. Elles sont véridiques et proviennent de toilettes d’une station d’autoroute. Oui car j’ai décidé de me lancer dans le journalisme d’investigation (Tremble Elise Lucet ! Mati is coming !).

Que voit-on ? (je suis obligé de décrire, je suis très lu par les aveugles). Nous voyons la symbolique habituelle distinguant les toilettes hommes des toilettes femmes : à savoir un bonhomme et un autre bonhomme avec une robe. (Oh mais, attendez voir… déjà là ça ne serait pas sexiste ? Pourquoi est-ce que les hommes ne pourraient pas porter de robe ? C’est super agréable ! On a les jambes à l’air, on sent le vent venir s’engouffrer entre nos cuisses, caresser délicatement notre entrejambe… enfin… J’imagine !). Sauf que dans notre cas, nos illustrateurs n’ont pas voulu en rester là :

(Le rideau s’ouvre. Dans une salle de réunion, facilement reconnaissable puisqu’il y a une table et quatre chaises, deux illustrateurs, facilement reconnaissables puisqu’ils ont un crayon à papier dans la main, semblent s’ennuyer.)

 « Pfff j’en ai marre de dessiner tout le temps la même chose ! Viens, on change !

– Ah ouais ? Et qu’est-ce que tu proposes ? (La discussion s’anime !)

– Euuuh… je ne sais pas… je ne suis pas trop mauvais pour dessiner les ronds (je confirme, c’est le meilleur) donc pour la femme on pourrait lui ajouter un collier de perles !

– Bonne idée ! Et pour l’homme une cravate ! J’en ai jamais porté personnellement mais l’autre jour Georges Clooney à la télé il en avait une, ma femme en était toute émoustillée. » (En réalité, il ne le sait pas, mais sa femme était justement en train de penser à l’autre illustrateur, son meilleur ami depuis l’enfance, avec qui elle le trompe depuis des années… Comme quoi, parfois, des malentendus sont à l’origine des plus grandes inventions !)

(N’hésite pas à me dire si cette conversation t’a plu, j’envisage d’en faire une pièce de théâtre).

Sauf que là, je dis non ! J’ai beau ne pas être spécialement féministe, (à bien y réfléchir, en réalité je crois que si. Mais bon, tout le début de ma chronique repose là-dessus, alors ce n’est pas le moment de changer) je n’ai pas envie d’être représenté par une foutue cravate. Déjà, parce que c’est moche. Cela me fait penser à un condamné qui aurait déjà prévu sa pendaison imminente. Mais surtout pour ce qu’il se cache derrière cet accoutrement ridicule. L’image nous renvoie à l’homme dynamique, sérieux, partant travailler pour ramener de quoi subvenir aux besoins de sa famille et pour que, grâce à ce travail durement mené, sa femme, qui n’a rien d’autre à foutre, puisse s’acheter ce joli petit collier de perles !

Et bien je veux être la femme ! Je veux choisir l’oisiveté ! Ce qui me représente et me fait vibrer par ailleurs, n’est en aucun cas le travail ! (Attention, je ne sous-entends pas forcément que c’est m’acheter un collier de perles, pas d’amalgame svp. Même s’il irait sûrement très bien avec ma robe.)

Ne pouvant contenir ma rage face à ces clichés d’un autre âge, j’ai immédiatement demandé à parler à la Direction. Je ne pouvais m’abaisser à valider un tel sexisme en utilisant ces toilettes.

Non je déconne. L’envie était trop pressante.

Mati.

 

Le monde selon Saint-Mati

« Parfois, j’voudrais sauver la Terre,
Parfois, j’voudrais la voir brûler. »
(PNL – Jusqu’au dernier gramme)

Régulièrement, avec un ami (que nous appellerons Axie pour garder son anonymat, même si en vrai tout le monde sait qui est Axie, du moins tous ceux qui le connaissent), nous partageons le constat suivant : si tout le monde était comme nous, le monde serait quand même beaucoup plus stylax ! (le suffixe « ax », invention plus ou moins personnelle vu qu’elle est partagée, sert à appuyer un état, une condition. Voici quelques exemples que je risque d’utiliser régulièrement : être posax, être démontax…)

Entendons-nous bien, cela n’est pas uniquement du point de vue physique. Nous ne souhaitons pas nécessairement voir soudainement le monde peuplé de beaux bruns ténébreux. Sans moche, qui remarquerait notre beauté ? (J’ai un peu honte sur ce coup là. J’utilise le même argument idiot que tous les connards qui te sortent : « Non mais attends ! Si on ne travaillait pas, on n’apprécierait pas les vacances »… Et bien personnellement, je n’aimerais pas être invité à manger chez eux… « Alors, avant de commencer, je vous propose de manger ce gros caca pour que vous puissiez ensuite apprécier mes spaghettis à la carbonara »).

Non, non, la question porte principalement sur le point de vue spirituel. Et encore une fois, ce constat est fait sans aucune vantardise et sans laisser penser que nous serions parfaits. Nous ne souhaitons pas nécessairement décimer tous ceux qui ne correspondraient pas à nos critères (coucou Hitler !). D’ailleurs, c’est même plutôt l’inverse.

Mais alors justement, où voulons-nous en venir ? Merci de poser la question. Je t’en prie.

Par soucis :

  • de lisibilité ;
  • de clarté ;
  • et de je ne veux pas vous emmerder avec une dissertation de cinquante pages que, de toute façon, vous ne liriez pas. Alors que, franchement, j’ai mis des plombes à l’écrire, ça fait deux semaines que je ne dors pas pour me farcir des bouquins de philosophes à la con, qui ne servent à rien d’autre que d’occuper des étudiants de fac voués d’avance à l’échec… Et c’est comme ça que vous me remerciez ? Vous ne pouviez pas le dire avant que vous n’en aviez rien à cirer ? J’ai l’air malin moi maintenant avec mes 50 exemplaires imprimés et brochés…

Euuuh… Où en étais-je ? Oui, pardon. Alors, par soucis de lisibilité et de clarté je vous propose de traiter une seule caractéristique qui, si elle était partagée par tout le monde, changerait la face du monde (ça fait beaucoup de monde).

Avant que j’en vienne au fait (et n’essaie pas de lire directement la fin petit chenapan, apprécie le moment présent), je me pose la question de savoir si la majorité d’entre vous va réagir en se disant :

  • « oui bah bien évidemment que je suis d’accord avec toi connard ! Merci d’enfoncer des portes ouvertes ! », ce qui, au fond, malgré le ressenti plutôt mitigé de me voir insulter de connard, me rassurerait ;
  • ou alors en se disant « oui je suis plutôt d’accord, mais tu vois, je pense que cela peut dépendre du contexte, de l’histoire, des caractéristiques personnelles de chacun… » et dans ce cas là je t’invite cordialement à aller te faire enculer car c’est tout ce que méritent les gens qui argumentent en disant « oui, mais… »;
  • ou bien dernière solution : « non je ne suis pas du tout d’accord, cela m’arrive régulièrement » et dans ce cas là c’est que tu fais partie de Daesh. Ou que tu travailles chez Charal (Attention, je ne mets pas les deux au même niveau. J’ai bien conscience que les conditions d’abattage chez Charal sont atroces).

Bon du coup, je pense qu’il est temps de conclure et de vous dévoiler ce qui bouleverserait les équilibres géopolitiques si cela était partagé par tous :

[Roulement de tambours]

              Je ne souhaite la mort de personne.

Sauf si cette personne touche à ma mère et/ou à mon assiette de frites.

Mais au fond même dans ces cas-là, je ne pourrais pas passer à l’acte et lui faire du mal. Imaginez ! Si chaque être humain était incapable de nuire physiquement et intentionnellement à autrui. Si la peur de se faire tuer ou battre par un alter ego était inexistante. Ne vivrions-nous pas en harmonie ? Main dans la main ? Dans un monde d’amour, où les Disney passeraient pour des films d’horreur, où les dictateurs pointeraient chez Pole Emploi, où Teddy Riner serait 9 fois champion du monde de yoga…

[Petit blanc gênant]

« Ouaaaa !! Tout ça pour ça ? Mais en fait Mati, t’es un putain de babos ? Eh Gandhi on t’a reconnu ! Gna, gna, gna tuer des gens c’est méchant… »

J’avoue je me suis auto-saoulé. Je reviens, il faut que j’aille me faire un shoot de testostérone. Et cuire un bon steak.

Mati.

 

Je ne pensais pas en arriver là

« Bah ouais, à part hier quand j’ai cé-per,
Donc t’étonnes pas que j’respecte R »
(Damso – N. J. Respect R

A l’heure où j’écris ces lignes, vous êtes 13 personnes à suivre ma page Facebook. Rien que d’écrire ce chiffre j’en ai la tête qui tourne. Et dire qu’il y a à peine une semaine de cela, je menais une petite vie tranquille et rien ne me prédestinait à cet ouragan (toute proportion gardée avec Irma. D’ailleurs, je peux comprendre que les journaux aient plutôt choisi de faire leur une sur cette catastrophe. Mais je vous préviens, je n’ai pas dit mon dernier mot).

Du coup, maintenant que j’y suis parvenu, je peux légitimement vous apporter ma réponse à la question que vous vous posez tous : être célèbre est-il d’un quelconque intérêt ? (cela fait partie des discussions favorites au travail avec « qu’est-ce que je ferais si je gagnais à l’Euromillion ? », pour ceux qui ont un travail bien entendu. Les chômeurs, qui manquent cruellement d’ambition, se contentent de se demander « qu’est-ce que je ferais avec un SMIC ? »)

Alors balayons tout de suite les banalités sur la gloire, l’argent, les femmes… (D’ailleurs sur ce dernier point, je suis certain que c’est faux. Même quand tu es célèbre, je suis prêt à parier que cela se passe comme dans la vraie vie : les plus belles femmes continuent de feindre l’ignorance. C’est pourquoi les mecs nouvellement célèbres qui affirment dans les interviews « Le succès ? Ouais avec les filles ça aide »… et bien c’est des conneries ! Ils sont juste rageux. Ils ne peuvent évidemment pas s’afficher et répondre la tête basse : « bah écoute Laurent, non, depuis que je suis célèbre j’en ai pas tiré une de plus ». (Pardon d’avance pour les féministes, mais là ce n’est pas moi qui parle ok ? Personnellement, je n’aurais pas utilisé cette expression mais que voulez-vous, les beaufs sont partout.) (D’ailleurs j’ouvre une nouvelle parenthèse pour préciser qu’en réalité je ne suis pas vraiment célèbre, hein. C’est pour ça que j’imagine comment ça se passe (pas) avec les filles (ou alors, je suis véritablement célèbre, j’enchaîne les conquêtes, mais vu que je sais que ma chère et tendre va me lire, je fais genre et je me couvre derrière un personnage ! (Bon j’en suis où avec mes parenthèses ? Je suis paumé ! Toi aussi ? Ok et bien je vais en fermer quatre, j’espère que ça suffira.))))

Revenons à notre sujet et demandons-nous plutôt si vouloir être célèbre est le signe d’une bonne santé mentale ? Un jour, quelqu’un, quelque part, a dit « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait. » (Bien sûr que je sais qui a dit ça, si tu ne me crois pas tu as qu’à aller vérifier toi-même sur Google et on verra qui a raison). Cependant, je pense qu’il faudrait aujourd’hui actualiser cet adage et je propose « Les cons ça veut toujours être célèbre, c’est même à ça qu’on les reconnait. »

Bien entendu l’exemple le plus frappant pour appuyer ma démonstration est la télé-réalité. Mais attention ! Pas de mégarde, je ne tolérerai aucun jugement hâtif sur cette page ! (J’adore me donner des ordres.) C’est trop facile de se moquer en se disant « ah, ah ils sont vraiment trop cons ! Alors que moi, qui les regarde avachi sur mon canapé, je suis bien supérieur à eux. » N’inversons pas les rôles, je crois qu’on a bien compris qui était le con dans l’histoire. Et je ne dis pas ça uniquement parce que je suis amoureux de Nabilla. (D’ailleurs, Nabilla si jamais tu me lis… ouais non ok j’ai rien dit).

Bon, en fait tout ça pour dire que mes 13 abonnés m’ont fait perdre la tête. Je me voyais déjà en haut de l’affiche, adulé et riche (il fallait oser citer Damso et Charles Aznavour dans le même texte ! Quelle audace ! Le mec n’a vraiment peur de rien). Je m’étais juré de rester moi-même et pourtant les sirènes du succès m’ont entraîné loin du port.

Bref, selon mon propre adage, j’ai été con.

Mati.

PS : merci à Axie pour ces visuels apportant une plus-value à mes textes (en espérant qu’ils ne les éclipsent pas non plus). Ce jeune homme, en plus d’être un musicien accompli et d’être beau comme un Dieu, a un coup de crayon pas dégeu. Wallah je ne suis pas jaloux, mais il faut bien reconnaître que c’est énervant !

Que vais-je bien pouvoir vous raconter ?

Je n’ai pas encore commencé d’écrire que je ne sais déjà pas quoi dire (quelle belle entrée en matière !). Le fameux syndrome de la page blanche. J’imagine que cela atteint la majorité des écrivains, journalistes et autres gratte-papiers qui ont troqué leur sociabilité contre un peu de prose (vous remarquerez que certains n’ont pas gagné au change, comme Beigbeder – que tout le monde connaît… – dont la sociabilité, hors prise de cocaïne, et la prose laissent à désirer, ou comme Madame Rémy ma prof de français au CP – que personne ne connaît – qui vivait seule avec ses chats et qui ne savait rien écrire d’autre que « Gafi est dans la cuisine »).

Sauf que, aujourd’hui, je n’ai aucune raison d’être dans cette situation ! Je débute ce projet, je suis censé fourmiller d’idées, d’envies de vous faire partager des choses. Mais rien ne vient (ne maudissez pas trop celui qui vous a invité à venir lire cette page… et rappelez-moi que je lui dois 10 balles).

Le paradoxe est que personne ne m’a rien demandé ! C’est l’art de se mettre tout seul dans la galère, tel un célibataire souhaitant adopter. Faut quand même être con ! (Enfin, j’espère que je ne vais décourager personne… après tout je ne fais que donner mon avis… il existe certainement plein de bonnes raisons à vouloir adopter tout en étant célibataire… et merde ! voilà ! c’est trop tard ! je commence à baliser et je sens que je vais avoir le désespoir de deux petits orphelins africains sur la conscience).

Initialement, ce premier billet avait pour objectif de donner envie, de créer une tension insoutenable avant le prochain, tel le premier épisode d’une série Netflix, ou mieux encore, comme tous les épisodes de Game Of Thrones (oui je fayotte auprès des geeks). Sauf que là, le problème est double :

  1. Je ne peux pas, dès la bande annonce, lâcher mes meilleures vannes, recensées au nombre de trois (coucou Camping 2);
  2. Même si je me décidais à le faire, je suis relativement lucide sur le fait que personne, hormis ma mère qui va encadrer le texte dans le salon, ne va me lire ;
  3. Je n’ai pas Netflix. (Quoi ? Oui j’ai dit que le problème était double, et alors ? Si j’ai envie d’en mettre trois, j’en mets trois bordel ! Tu t’es pris pour Madame Rémy ? Comment ça c’est qui Madame Rémy ? Ma prof de français au CP ! Je l’ai dit deux paragraphes au dessus ! Ouah tu m’as l’air vraiment con…)

Je pourrais, je devrais, certainement commencer par vous expliquer ce dont va traiter ce blog. Mais là encore, rien n’est moins sûr… C’est pourquoi j’ai choisi, humblement, de l’appeler « La Vie De Mati ». Non pas que ma vie soit trépidante, je pense même que c’est le contraire, mais ce titre m’offrait deux avantages :

  1. En étant très général je ne me ferme aucune porte ;
  2. J’obtiens ce délicieux acronyme : La VDM (sous entendu : La « Vie De Merde », je précise au cas où des adultes soient en train de me lire) ;
  3. C’est relou si je refais la blague du « j’annonce deux éléments et j’en balance trois » ? Ouais c’est relou. Ok tant pis. Tu as le droit de ne pas avoir d’humour. Les femmes s’en passent très bien après tout.

Bon je pense que tu l’auras compris, La Vie de Mati s’annonce passionnante. En même temps, il faudrait vraiment être tordu pour afficher sa vie aux yeux de tous alors qu’elle est inintéressante (coucou Facebook !).

Dans le prochain billet, je te donnerai mes astuces pour être au top à la plage cet été. Ah non merde ! ça c’est mon article pour Femmes Actuelles. Ah non merde ! Je n’écris pas pour Femmes Actuelles. Et puis de toute façon, l’été c’est fini.

Mati.